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Impressions de Voyage

Publié le jeudi 16 novembre 2006.


Préambule

Avant toute présentation de l’action qui vient de se dérouler au Burkina Faso pendant la semaine du 27 octobre au 4 Novembre 2006, je voudrais remercier l’ensemble des personnes qui, à un titre ou à un autre, se sont mobilisées pour que cette « rencontre » puisse avoir lieu.

Il s’agit des nombreux donateurs de judogis : clubs ou particuliers ; se sont 66 kimonos pour enfants, 15 pour adultes, 17 vestes et 7 pantalons qui ont ainsi pu être emmenés à Ouagadougou soit 180 kilos de bagages !!

Je voudrais également remercier ceux qui ont participé aux récompenses et la revue « Esprit du Judo » pour leur soutien.

Bien sûr je souhaite remercier les autorités burkinabées de judo et tout particulièrement les membres du club Tong Nooma : Son Président Sawadogo Mamadou, son Maître de Viet Vo dao Ouédraogo Appolinaire et l’entraîneur de judo Zongo Hamidou.

J’ai également une pensée pour le professeur de sport du dojo du stade du 4 août pour son acharnement à faire pratiquer le judo à de jeunes enfants désoeuvrés.

Toutes ces personnes, maillons d’une chaîne, ont démontré qu’être judoka, pratiquant ou amateur, étaient avant tout un état d’esprit sur et hors les tatamis.

Il est à souhaiter que le travail accompli pendant ce séjour jette les bases d’un partenariat prometteur et durable, ce dont je ne peux douter.

Après ma venue en Avril dernier organisée dans le cadre de la préparation du 10ème Salon International de l’Artisanat de Ouagadougou (SIAO), je m’étais engagé auprès de Hamidou Zongo, entraîneur national de faire le maximum pour amener des judogis lors de mon retour pour le SIAO 2006.

Pour réaliser cet objectif, j’ai fait appel aux bonnes volontés. C’est ainsi que l’affiche a été réalisée par Jérôme Gosselin, journaliste ; les judogis ont été collectés auprès de club de la région du Havre, de Caen, de Paris et bien sûr du Cercle d’Activités Physiques de Pavilly/Barentin.

J’ai mis à contribution plusieurs des personnes qui se rendaient avec moi à Ouagadougou afin de transporter tous ces judogis. Il s’agit de Ludivine Laurent, Marie Mayzaud, Aurélia Le Bihan et Jérôme Gosselin. Déroulement de l’action Je me suis rendu le samedi 28 octobre après midi au judo club tong Nooma situé au secteur 1 rue joseph badou à Saint Léon pour y effectuer un entraînement. Plusieurs dizaines d’enfants ont participé à ce cours. Le club, sous la houlette de Monsieur Ouedraogo Appolinaire et monsieur Sawadogo Mamadouma, m’a ensuite invité à prendre un pot avec l’ensemble de ses membres pour fêter dignement l’occasion. Je n’ai malheureusement pas eu le temps de proposer un second cours en raison d’un emploi du temps surchargé pendant le SIAO.

La Ligue Burkinabé de Judo a fait appel au Lycée Zinda situé à Ouagadougou pour l’utilisation de leur salle. Il est à noter qu’il existe un club au sein de ce lycée et qu’une de leur élève obtient des résultats au niveau international. Cette mise à disposition du lieu a été rendue possible grâce à Monsieur Sawadogo Ali, Proviseur de ce lycée. Ce dernier a assisté aux premiers randoris.

La diffusion de la compétition s’est faite par le biais de la Ligue et des Clubs de la Capitale burkinabée. Les compétiteurs ont été inscrits et pesés dans leur club d’origine pour éviter aux enfants des déplacements. Les tableaux ont pu ainsi être préparés la veille de la compétition.

La compétition a réuni cent quatre vingt dix sept participants, participation très largement supérieure aux prévisions. Cet engouement prouve, s’il en était besoin, l’attente des judokas pour ce type de rencontres. A cela il faut ajouter que seulement six clubs de Ouagadougou ont participé car la saison vient seulement de reprendre…

Cette compétition dénommée « critérium espoir » par les autorités burkinabées de judo a mis en situation 9 catégories garçon et 6 catégories fille, arbitrés selon les règles internationales sur deux surfaces de tatamis.

Conclusions d’étape « Ce n’est pas parce que les choses sont difficiles que nous n’osons pas, C’est parce que nous n’osons pas qu’elles sont difficiles ! » Senèque

Pour réussir un projet, il faut rassembler des volontés. Chacune, à son niveau a été déterminante pour son accomplissement. Du donateur de judogi à l’organisateur de la compétition minime, cadet, chacun a été un maillon de la chaîne. Rien n’aurait pu se faire sans eux, sans vous.

Mon rôle dans cette aventure est celui d’un catalyseur d’énergie, un facilitateur de rencontres…Etre ceinture noire, porter haut les couleurs du Judo en participant à sa promotion partout dans le monde, sont des réflexes naturels.

Il appartient désormais aux acteurs de cette première opération d’imaginer l’avenir et de construire de nouveaux ponts…Les défis sont nombreux et les conditions difficiles pour nos amis burkinabés mais je suis persuadé qu’au-delà de ces freins la passion permettra de vaincre les dernières réticences....et que de nouveaux projets verront le jour dans les mois et les années à venir.

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Les récompensés
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remise de judogi
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des combattants
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les récompenses